Chronique avril 2019

1 avril 2019 - 5 minutes read

L’environnement

Depuis des années, les alarmes sonnent de toutes parts pour nous prévenir qu’il est plus que temps d’agir sur l’environnement. Des pas sont faits, mais il semble de toute évidence qu’il faudra accélérer la cadence. Comme je siège au comité d’environnement, je suis stupéfait de constater l’ensemble des volets couverts par l’environnement.

Engagement de la ville

Rappelons-nous qu’en 2009, la Ville a établit un plan d’actions de réduction de GES de 5 % entre 2010 et 2015.

En 2016, la Ville s’engageait à une réduction de GES d’ici 2030 de l’ordre de 30 % pour les activités municipales et de la collectivité.

Finalement, en 2018, la Ville de Sherbrooke a signé la déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique, renouvelant son engagement à atteindre la cible de 30 % d’ici 2030.

Évolution

Dans les prochaines semaines, il sera présenté au conseil le bilan des actions et les résultats obtenus ainsi que la revue des actions afin d’atteindre nos cibles. C’est à suivre.

Transport : la principale cause

On sait qu’environ 50 % des GES proviennent du transport. L’énergie fossile est la principale cause d’émission de GES. Le chauffage au mazout de nos édifices est aussi une source de GES importante.

La richesse environnementale du Québec

Notre grande richesse collective (notre production hydro-électrique) est beaucoup plus qu’économique, c’est une richesse environnementale car c’est une source d’énergie dégageant le moins de GES. Il est à prévoir que plusieurs entreprises avec une conscience environnementale choisissent le Québec pour son énergie propre. Ce qui est merveilleux c’est qu’à Sherbrooke avec Hydro-Sherbrooke, comme au Québec avec Hydro-Québec, la propriété de cet or bleu appartient à tous les citoyens.

L’importance de l’action de chacun

Que l’on soit une ville, une entreprise ou un individu, nous avons tous une responsabilité. À titre d’exemple, une de mes amies ayant le temps, le goût et l’argent pour voyager à travers le monde, décidait de ne plus prendre l’avion à cause de l’impact important sur les GES que génère un tel transport. D’autres décident d’acquérir une voiture électrique ou à tout le moins un véhicule moins énergivore pour les déplacements. Les plus vertueux utilisent le vélo et la marche comme mode de transport.

D’autres deviennent végétarien, utilisent les couches pour bébé en tissus, achètent des aliments non-emballés ou boivent que l’eau du robinet. La majorité d’entre nous avons adopté un mode très discipliné pour la gestion de nos ordures en récupérant et compostant tout ce qui est possible. Quelques entreprises gèrent bien leurs matières résiduelles, faisons un effort pour encourager celles qui posent des gestes environnementaux concrets.

Pollueur payeur

Comme les entreprises sont plus sensibles à leur rentabilité, les individus craignent souvent plus la fin du mois que la fin du monde. Il m’apparait important de taxer en fonction de leur apport à la pollution, et d’autre part d’encourager financièrement les actions proenvironnementales.

Les élus devront discerner les justes gestes, ils auront besoin de l’appui de leur population pour poser les actions courageuses. La population devra démontrer un haut niveau de maturité pour saisir l’importance d’agir et d’accepter de changer certaines habitudes. 

Le verre

Beaucoup de citoyens m’ont interpellé concernant la consigne du verre. Il faut admettre qu’un fort lobby s’exerce actuellement par cette industrie et que nous devons choisir de nouvelles façons de faire en ce domaine. À ce stade, il nous semble important que Québec détermine une façon de faire pour le territoire. Ceci afin que tous tirent dans la même direction. Il semble qu’il y a suffisamment d’information et d’études sur le sujet pour que Québec se positionne.

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