Chronique du mois de février 2021

6 février 2021 - 5 minutes read

C’est reparti

Comme à chaque début d’année, je profite de l’occasion pour présenter sommairement le budget municipal. Bien que l’année 2020 a amené son lot d’inconfort et de craintes financières, les bonnes nouvelles liées à la forte activité immobilière et la vente d’électricité pour la crypto monnaie ont contribué à nous donner une marge de manœuvre temporaire.

Budget 2021

La croissance des coûts prévue pour 2021 est de 3,2 %. Malgré tous les efforts, on ne réussit pas à contrôler la croissance des coûts. Les causes du problème sont profondes, souhaitons que nous puissions les identifier et s’y attaquer.

Croissance des taxes

Malgré l’augmentation des coûts, la croissance de la taxe immobilière ne sera que de 1 %. Pour une maison unifamiliale d’une valeur de 234 000 $ l’augmentation annuelle sera donc de 28,15 $. Cette faible hausse s’explique par la subvention de 16 $M des gouvernements supérieurs. Ceux-ci nous demandant de nous en servir pour limiter la hausse de taxes 2021.

La taxe d’eau (aqueduc) passera de 159,50 $ à 162,30 $. La taxe d’assainissement (égout) passera de 239,60 $ à 231,75$ et la taxe pour installation septique en milieu rural passera de 87,75 $ à 91,05 $. On se rappellera que ces tarifications se font au coût réel afin de maintenir une équité entre le milieu rural et urbain.

Marge de sécurité

L’orientation de la Ville est de se doter d’une meilleure marge de sécurité. Ceci est tout à fait opportun; pour y arriver les choix seront de couper des services, augmenter les taxes ou diminuer nos coûts.

Certains mentionnent que le problème actuel est de ne pas avoir suffisamment augmenté la taxation dans le passé. Pour moi, le problème de fond est l’augmentation effrénée des coûts. Il est important de s’attaquer à la cause plutôt qu’à ses effets. Par mes interventions et mon expérience, je souhaite influencer les prochaines générations d’élus (es) que vous choisirez.

Des nouvelles de notre camelot du journal de rue

Dernièrement, j’ai eu le bonheur de parler à Ghislain le camelot qui était fréquemment au IGA à vendre le journal de rue. Depuis un an, il n’a pas travaillé et sort peu de son petit logement de la rue Frontenac. Malgré cela, il garde le moral et espère revenir travailler à Saint-Élie, une communauté qu’il affectionne particulièrement. L’autre grand rêve est de s’acheter un vélo électrique pour se déplacer en saison chaude.

Opération du centre Richard-Gingras repris par la ville

Depuis un an, suite à l’insatisfaction manifestée par certains membres de notre communauté, beaucoup d’énergie fut déployée par les membres du conseil d’administration, les fonctionnaires municipaux en soutien ainsi que des consultants externes pour répondre aux appréhensions du milieu.

En fin octobre, se tenait une réunion publique ayant pour objectif de présenter une nouvelle mouture des règlements généraux. Ce fut une rencontre extrêmement difficile, très tôt l’animateur expérimenté a constaté que le climat n’était pas propice à poursuivre. Suite à quelques interventions, il fut convenu que toute l’information concernant la règlementation soit transmise par le conseil d’administration du centre Richard-Gingras aux opposants afin que ces derniers puissent formuler des recommandations et tenir par la suite des rencontres constructives pour rallier les points de vue.

Considérant que les parties n’ont pu arriver à une entente, considérant la polarité dans la population, il fut décidé que la Ville reprenne temporairement les opérations du centre, le temps de laisser retomber la poussière, de prendre un peu de recul et de repartir sur des bases solides.

Rappelons-nous, que le principal objectif est d’offrir à la population des activités favorisant son épanouissement. La corporation mise en place en 2002 visait à répondre au souhait de la population de s’impliquer pour faire rayonner ce lieu pour le mieux-être de sa communauté.

En souhaitant que ce temps de pause permette en bout de piste à mieux servir. Comme c’est dans l’air du temps; il faut savoir se réinventer.